Vigie 22 septembre 2008
De Espace Citoyen.
Rentrée de l'Espace des citoyens
Ce numéro marque la rentrée de l'Espace des citoyens / santé et bien-être (Québec), avec de la continuité, plusieurs changements et un nouveau projet emballant. Comme chaque année, nous espérons que les activités et bulletins offerts par l'Espace continueront à vous intéresser et nous vous rappelons que l'Espace a besoin de vous entendre pour mieux répondre à vos souhaits et à votre désir d'action dans le domaine de la santé et des services sociaux. N'hésitez pas à nous contacter pour nous faire part de vos idées! Vous pouvez aussi nous envoyer des informations que vous désirez partager avec les membres de l'Espace.
Ce qui continue
Avec ses bulletins, des activités de consultation, d'échanges et de débat, un soutien aux membres des comités des usagers, de nouvelles activités avec les représentants du public siégeant sur les conseils d'administration et la publication de plusieurs rapports et documents d'information, l'Espace des citoyens / santé et bien-être (Québec) va continuer d'honorer sa mission: « appuyer les citoyens de Québec qui souhaitent prendre part à la réflexion collective sur le système de santé et de services sociaux et participer aux décisions qui l’affectent. Il offre à ces citoyens des activités d’information, de réflexion et de consultation qui ont pour but de les aider à prendre la parole de manière éclairée, pertinente et efficace, afin qu’elle soit entendue » (Voir la section Qui sommes-nous?)
Des changements
- Le premier changement est majeur: Synda Ben Affana, qui a travaillé avec un grand dévouement à l'Espace pendant toute l'année dernière, a obtenu cet été un poste de professeure de communication à l'Université du Québec à Trois-Rivières. Elle a donc dû quitter ses fonctions de coordonnatrice. Sivane Hirsch, détentrice d'un doctorat en sciences de l'éducation, la remplace depuis la semaine dernière. Les coordonnées de l'Espace ne changent pas.
- Le deuxième changement concerne les bulletins et le site Internet de l'Espace. Afin de diminuer les problèmes techniques liés à l'envoi des bulletins, ces derniers seront désormais intégrés au site Internet de l'Espace sous forme de pages que nous ferons tout simplement imprimer pour les membres qui les reçoivent par la poste. De plus, nous allons rapatrier sur le site wiki de l'Espace tout le contenu du site classique. Quelques ajustements auront probablement lieu dans les prochaines semaines.
Un nouveau projet: l'évaluation citoyenne des services de santé et des services sociaux
L'évaluation des services de santé et des services sociaux est une question cruciale. Mais elle est bien souvent réalisée soit de manière simpliste (taux de satisfaction globale), soit de manière très compliquée, avec de multiples indicateurs quantitatifs qui semblent parfois coupés de la réalité des usagers. Une évaluation davantage fondée sur les questions qui comptent directement pour les citoyens est-elle possible? Le Conseil de la santé et du bien-être, dans ses dernières publications (2003-2004), indiquait que la participation des citoyens à l'évaluation du système de santé et de services sociaux mettrait en lumière les valeurs qui comptent pour eux et pourrait aider les gestionnaires à prendre des décisions pertinentes et respectueuses de la communauté qui appuie ce système.
Cette année, trois ans après l'expérience du Forum des citoyens sur l'évaluation du système de services de santé et de services sociaux, l'Espace veut tenter une première démarche participative d'évaluation citoyenne, en mettant à profit les techniques d'information et de communication. Le processus, tel que proposé, se passerait en plusieurs étapes:
- Le choix, à la suite d'un vote des membres de l'Espace, de 3 aspects du système de santé et de services sociaux qu'ils souhaitent évaluer
- L'élaboration collective, par les membres de l'Espace, de questionnaires visant à évaluer ces aspects
- L'installation permanente d'une version électronique de ces questionnaires sur une page du site de l'Espace (ce qui n'exclut pas la diffusion de versions imprimées)
- Une campagne de communication pour inciter les citoyens usagers et les autres à y répondre
- La mise en place d'un système permettant à tous les citoyens et gestionnaires de consulter les résultats de manière très accessible, dès qu'ils le souhaitent.
Nous vous en donnerons des nouvelles très bientôt. Mais vous pouvez déjà réfléchir à ce projet et proposer des thèmes pour les questionnaires d'évaluation en écrivant à mailto:info@espacecsb.com.
Consultation publique électronique sur la procréation médicalement assistée, jusqu'au 3 octobre
Dans la société québécoise actuelle, le désir d’enfant et le projet d’en avoir, ce qu’on appelle le « projet parental », relèvent d'abord de la vie privée. L’enfant demeure toutefois un enjeu majeur dans une société où le taux de natalité est bas. En vue de répondre à la fois aux projets individuels et aux besoins collectifs, différentes institutions offrent aux citoyens québécois plusieurs moyens de réaliser leur désir d’enfant, même lorsqu’il se manifeste chez des personnes infertiles, homosexuelles, âgées ou atteintes d’une maladie héréditaire. Encourager la natalité ou l’adoption, aider les familles au moyen de différents services et de programmes sont des choix politiques et sociaux qui sont faits par l’État québécois.
Les techniques de la procréation médicalement assistée proposent un éventail de possibilités de procréation et de constitution d’une famille. Elles répondent d'une façon particulière au désir de procréation d’individus qui ne pourraient le combler autrement. Le développement rapide de ces techniques pose la question de leur encadrement (lois, règlements, standards de pratique professionnelle, lignes directrices éthiques, etc.) et celle du rôle que doit jouer l’État dans sa mise en place. Quelles pratiques faut-il encourager, encadrer, limiter ou interdire ? Au nom de quelles valeurs et de quelles représentations de la famille et du bien-être de l’enfant le ferait-on ?
C’est dans ce contexte que la Commission de l’éthique de la science et de la technologie organise, du 3 septembre au 3 octobre, une consultation publique électronique sur la procréation médicalement assistée. Elle souhaite recueillir l’avis des citoyens sur certains aspects de cette pratique soit le don d’ovule, le don de sperme, les mères porteuses et la sélection des embryons lors de la fécondation in vitro. Le questionnaire électronique est accessible à partir de son site Internet à http://www.ethique.gouv.qc.ca.
Si cette question vous intéresse, vous pouvez aussi consultez les sites suivants qui expliquent bien les enjeux techniques et éthiques de la procréation assistée :
- Le dossier réalisé par l'unité de l'éthique du Ministère de la Santé et des services sociaux
- Le site d’un programme télévisé suisse consacré à la question
- Un site de l’Université de Sherbrooke rassemble des informations pertinentes concernant de la procréation assistée
- L’article « fécondation in vitro » dans l’encyclopédie Wikipédia explique la technique et décrit les questions éthiques qui l’entourent.
Les médicaments à l'étude pour la liste de février 2009
Le Conseil du médicament rend publics les médicaments pour lesquels une demande d’inscription à la Liste de février 2009 a été déposée. Ces produits sont présentés sur le site du conseil.
Le Conseil invite le public à commenter ces produits avant le 10 octobre. Les groupes ou associations de professionnels de la santé devraient présenter des arguments scientifiques, alors que les groupes ou associations des citoyens peuvent présenter les possibles répercussions d’un médicament sur les conditions de santé des patients.
Vous pouvez acheminer vos commentaires par courriel au mailto:cdm@cdm.gouv.qc.ca
Ou par la poste à :
Conseil du médicament
Direction générale
1195, avenue Lavigerie, 1er étage
Bureau 100
Québec (Québec) G1V 4N3
Droits et recours des personnes mises sous garde psychiatrique
Le ministre de la Santé et de services sociaux publie un dépliant expliquant la loi sur la protection des personnes dont l’état mental présente un danger pour elles-mêmes ou pour autrui. En effet, la cour peut, à la suite de deux rapports psychiatriques indépendants, décider de les placer sous garde. Cependant, un médecin a le droit de le faire pour 72 heures de manière préventive. Dans les deux cas, les personnes internées gardent certains droits, dont la possibilité de communiquer avec une personne de leur choix et de refuser tout autre examen et traitement en dehors du cadre psychiatrique ordonné par la cour ou même contester de manière légale leur maintient sous garde. Un document les informant de leurs droits est disponible dans tous les établissements psychiatriques.
Pour plus d’information, adressez-vous à l’Agence de santé et services sociaux de la Capitale-Nationale ou consultez le dépliant sur Internet.
Coin de la recherche : Le mode de rémunération d’un médecin aurait une influence sur le travail des spécialistes
Une étude menée par des chercheurs du Département d’économique de l’Université Laval suggère que le mode de rémunération d’un médecin spécialiste aurait une influence sur le nombre d’actes médicaux qu’il pose et sur le temps qu’il passe avec chacun de ses patients. Les chercheurs ont examiné les pratiques des médecins avant et après septembre 1999, date à laquelle leur régime de rémunération a changé : désormais, ils pouvaient conserver la rémunération à l’acte ou adhérer à un mode de rémunération mixte qui repose sur un montant forfaitaire par jour de travail auquel s’ajoute un prorata des honoraires versés pour les actes dispensés. L’étude montre que ceux qui ont adhéré à ce nouveau régime ont diminué leur volume d’actes médicaux facturables de 6 % et le nombre d’heures travaillées de 3 %, tout en augmentant de 4 % le temps alloué à chaque consultation et de 8% leurs revenus. Les chercheurs ne recommandent pas pour autant de rendre ce régime obligatoire, considérant que chaque médecin peut choisir le système dans lequel il se sent le plus performant. Par ailleurs, cette recherche n’a pas étudié les effets de ce régime de travail sur la santé des patients ou sur la longueur des listes d’attentes. Pour plus de détails sur cette recherche, rendez-vous sur le site du journal Au fil des évenements de l'Université Laval.
Pour nous joindre
Vous avez des questions, des commentaires, des suggestions … contactez nous par courriel : mailto:info@espacecsb.com, par téléphone : (418) 681-8210 ou par la poste: 880, rue Père-Marquette, 3e étage, Québec (Qc) G1S 2A4
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Date de tombée pour notre prochain bulletin d’information : 29 septembre 2008
